Le magazine Capital devait diffuser des séquences sur St-Ouen, et en particulier sur le boom immobilier et les tentatives municipales pour contrôler les prix. Que nenni pourtant ! Pourquoi ? Des images ont bel et bien été tournées à St-Ouen, notamment une interview d'un propriétaire dont le bien (un studio !) avait été préempté illégalement par la Mairie et le procès a d'ailleurs été gagné . Mais St-Ouen n'a pas eu les honneurs de la diffusion en prime-time. Seule la ville de Pantin -et son Maire PS Mr Kern invité sur le plateau- ont été diffusés; ce dernier a d'ailleurs avoué en direct, devant des millions de téléspectateurs, qu'il préemptait de "manière illégale " pour limiter les prix du marché. L'illégalité concerne également St-Ouen puisque plusieurs décision de justice ont récemment été prises contre la Mairie ! D'autres modestes propriétaires spoliés vont sans doute attaquer : rappelons-le, ils ont légalement à leur disposition un délai de 5 ans après la préemption pour agir, notamment dans les cas où aucun projet d'intérêt général n'a vu le jour dans les 5 années suivant la préemption.

Ces pratiques de préemption sont fort dommageables:
  • Elles sont illĂ©gales en l'absence de vrai projet d'intĂ©rĂŞt public (et ces projets ne voient en gĂ©nĂ©ral pas le jour, bien qu'ils coĂ»tent des sommes exorbitantes aux contribuables en Ă©tudes, appels Ă  projets, cabinets d'audit,...)
  • Elles empĂŞchent la mixitĂ© de population dans des villes comme la nĂ´tre qui se situe dĂ©jĂ  au-delĂ  des 40% de logements sociaux et pour lesquelles il est indispensable de faire venir des populations plus favorisĂ©es.