I) La place et le rôle de notre futur(e) député(e) à l'assemblée Nationale ?

Habitez vous dans la circonscription briguée ?

  • Oui, j'habite dans la circonscription. Je suis nĂ©e Ă  Épinay oĂą j'ai vĂ©cu plus de vingt ans; je demeure dĂ©sormais Ă  La Plaine Saint-Denis, Ă  deux pas du stade.
Quels moyens de communication avez vous mis en place pour recueillir les doléances de vos administrés (ou futurs?) et/ou les rencontrer tout simplement ? Quels moyens mettrez vous en place une fois élu(e)?

  • Les moyens mis en place pour recueillir les dolĂ©ances des habitants sont très simples: je suis en circonscription tous les jours, et pas seulement depuis mon investiture ;
  • j'ai Ă©galement une adresse mail Ă  laquelle on peut m'Ă©crire claireopetit2007@yahoo.fr;
  • Élue dĂ©putĂ©, j'adresserai Ă  l'ensemble des habitants de la circonscription un courrier avec l'ensemble des mes coordonnĂ©es, mes dates et heures de permanence, le nom des mes collaborateurs afin que l'information circule au mieux. Naturellement, je serai au maximum en circonscription pour aller Ă  la rencontre de tous, car il n'est pas toujours facile de franchir le cap et de contacter un dĂ©putĂ©. Je veux le dire Ă  tous: je serai une Ă©lue du terrain, au service de ses concitoyens.
Quelle présence consacrerez vous à l'Assemblée Nationale ? Autrement dit, comment comptez vous concilier vie professionnelle et députation ?

  • Je mettrai mon activitĂ© professionnelle de cĂ´tĂ© pour mes consacrer pleinement Ă  mon mandat parlementaire.
Quel message souhaitez-vous porter Ă  travers votre candidature ?

  • Je souhaite que ma candidature et mon Ă©lection portent ce renouveau de la politique dont nous avons besoin. L'AssemblĂ©e nationale n'est le reflet de la sociĂ©tĂ© française, ni par l'origine de ses membres, ni par leur profession. La France n'est pas uniquement composĂ©e de Hauts-Fonctionnaires, de mĂ©decins et d'avocats.
Si vous êtes élu(e), siégerez vous sur les bancs de la majorité ou de l'opposition ?

  • Si je suis Ă©lue, je siègerai sur les bancs des citoyens, ceux de la raison et de l'intelligence. Je refuse l'opposition stĂ©rile, aussi, je ne l'alimenterai pas par une position figĂ©e Ă  l'AssemblĂ©e.
Le découpage électoral actuel résulte de la loi du 24 novembre 1986. Lequel repose sur les données du recensement de... 1982. Depuis, deux recensements sont intervenus, en 1990 et 1999 et le découpage en vigueur fait apparaître de vraies inégalités. Notre département en particulier a connu une très forte croissance démographique et n'a en proportion que peu de députés ; Quelle est votre position sur ce sujet et êtes vous prêt(e) à défendre le principe d'un redécoupage électoral ?

  • Il faut redĂ©couper les circonscriptions pour leur donner plus de sens. Il est absurde qu'une ville soit partagĂ©e entre deux circonscriptions et que nos quartiers qui, plus que d'autres, ont besoin d'aide, souffrent d'une sous-reprĂ©sentation parlementaire. En revanche, il faut rationnaliser la fonction parlementaire et imposer aux Ă©lus de la RĂ©publique qu'ils se consacrent pleinement Ă  leur mandat.
Quelle serait votre première question au gouvernement lors des séances du mercredi ?

  • Les questions au Gouvernement sont portĂ©es sur l'actualitĂ©. Je ne peux pas prĂ©juger aujourd'hui de ce qui fondera l'actualitĂ© politique de demain. Par consĂ©quent, je ne suis pas en mesure de rĂ©pondre Ă  la question.
II) Les questions de politique française :

Plusieurs catégories de demandeurs d'emplois coexistent : Ceux qui n'ont jamais commencer à chercher, ceux qui n'y arrivent pas mais persistent, ceux qui enfin ont baissé les bras ; Comment être juste et efficace dans ce domaine ?

  • Je proposerai la crĂ©ation d'une agence dĂ©partementale pour l'emploi saisonnier qui permettra aux demandeurs d'emploi, quelle que soit leur situation, de pouvoir trouver une activitĂ© Ă  tout moment de l'annĂ©e, pourquoi pas en complĂ©ment des minima sociaux auxquels ils ont droit. Quant aux chĂ´meurs de longue durĂ©e inscrits dans l'inactivitĂ©, nous devons rĂ©flĂ©chir Ă  de possibles suspensions d'allocations ;
  • La solidaritĂ© nationale ne doit pas ĂŞtre une source de revenus permanents.
Etes-vous d'accord avec le patron d'Axa qui renonce à ses stocks-options et réclame la suppression des parachutes dorés ?

  • Les parachutes dorĂ©s sont indignes. Bien souvent, ils excèdent le total de ce que gagnera un ouvrier en une vie de travail. Nous devons y mettre un terme. Quant aux stock-options, c'est un choix qui doit rester entièrement personnel.
Par quoi passe selon vous la compétitivité de la France dans le monde, comment l'améliorer ?

  • La compĂ©titivitĂ© passe par la rĂ©duction immĂ©diate et rĂ©elle des charges qui pèsent sur les entreprises et asphyxient notre Ă©conomie. De plus, une baisse de charges appelerait une augmentation de la compĂ©titivitĂ©, donc du PIB donc des recettes fiscales. Ainsi, l'État et les entreprises seraient gagnants.
La gratuité des cantines scolaires et des transports en commun pour les chômeurs doit-elle être généralisée ?

  • La gratuitĂ© n'a aucun sens. Elle exclut celui qui en bĂ©nĂ©ficie de la sociĂ©tĂ©. Il faut diminuer les coĂ»ts, dĂ©zoner les transports parisiens mais surtout pas dĂ©crĂ©ter la gratuitĂ©, qui serait perçue comme une mesure injuste par les salariĂ©s.
Le CNR (Conseil National de la Résistance) a mis en place en 1944, la sécurité sociale (qui est une mutualisation des risques) dans un pays exsangue ; 63 ans plus tard, dans un pays X fois plus riche, pourquoi n'est il pas possible de maintenir cette mutualisation ?

  • Nous sommes confrontĂ©s Ă  un problème de responsabilitĂ© des individus. Tant qu'il n'y aura pas de prise de conscience collective, les problèmes de la SĂ©curitĂ© Sociale continueront, malgrĂ© toutes les rĂ©formes possibles. Je ne pense pas que la franchise soit une bonne solution mais nous devons trouver le moyen de responsabiliser les individus.
Que comptez vous faire pour que l'Homme soit moins malade ou plus du tout malade de son environnement ?

  • Il faut replacer l'environnement et le dĂ©veloppement durable au coeur des problĂ©matiques publiques et en faire un atout et non une contrainte. Un environnement sain est indispensable. Nous devons nous battre pour le dĂ©fendre.
Nucléaire, essais OGM en plein champs, nanotechnologies ; Agirez vous pour que des référendums aient lieu sur ces thèmes ?

  • Le nuclĂ©aire reste aujourd'hui l'Ă©nergie la plus propre, bien que la question du traitement de ses dĂ©chets se pose toujours. Les OGM doivent ĂŞtre testĂ©s pour l'industrie pharmaceutique en milieu fermĂ© car nous n'avons aucune certitude de leur inoffensivitĂ© sur le corps humain. Plus que des rĂ©fĂ©rendums, ces questions mĂ©ritent un dĂ©bat politique national, ouvert Ă  la contradiction. Vous ne parlez pas de l'Ă©nergie Ă©olienne...
Comment remédier au sentiment d'insécurité des français ?

  • Ce n'est pas seulement un sentiment, malheureusement. Il faut traiter le problème de la dĂ©linquance Ă  la racine en sanctionnant les primo-dĂ©linquants, quel que soit leur âge et en s'assurant de l'intĂ©gration sociale de tous, notamment par le travail.
A quoi sert un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ?

  • A attiser les haines? Malheureusement, tout cela nous renvoie Ă  de bien tristes idĂ©ologies ...
La laïcité doit-elle être renforcée ou mise au goût du jour en finançant la construction des lieux de culte ?

  • La laĂŻcitĂ© est un pilier de la RĂ©publique. Il ne faut pas transiger avec elle et maintenir la loi de 1905 en l'Ă©tat actuel. Ce n'est pas Ă  l'État de financer les cultes car cela ne revĂŞt aucun caractère d'intĂ©rĂŞt public.
III) Les questions de politique internationale :

La France va présider l'Europe. Elu(e) député, que proposez vous ?

  • Je souhaite que la France soit Ă  l'origine d'une politique de dĂ©fense commune. L'Europe politique s'est construite sur les ruines de la Seconde Guerre Mondiale, nous devons dĂ©sormais porter un message de paix sur une scène internationale particulièrement instable. Face Ă  l'Ă©mergence de pĂ´les gĂ©opolitiques majeurs, si l'Europe veut compter, elle doit s'unir et parler d'une seule voix.
La France peut elle se soustraire à l'OMC et aux règles de libéralisation des services qui en découlent. Y a-t-elle intérêt Oui/Non et pourquoi ?
  • Le monde est mondialisĂ© et libĂ©ralisĂ©. Vouloir se soustraire Ă  cette logique revient Ă  se replier sur soi. Le libĂ©ralisme dĂ©bridĂ© est Ă  combattre alors que le libĂ©ralisme raisonnĂ© peut ĂŞtre vecteur d'amĂ©lioration de nos Services Publics.
Les bidonvilles qui avaient disparus des banlieues dans les années 70 réapparaissent aujourd'hui en Seine-Saint-Denis et notamment à Saint-Ouen -Docks- et Saint-Denis -Echangeur A86, Quais de Seine-. Ces bidonvilles sont (sur)-peuplés de Roms pour la plupart roumains et donc citoyens Européens qui y vivent avec des enfants en bas âge dans des conditions d'hygiène déplorables, ils suscitent l'inquiétude voire la crainte des populations, leurs enfants ne sont pas scolarisés ... Quelle solution à la fois pragmatique et humaine pour régler ce problème ?

  • Tant que nous ne constituerons pas de logements sociaux Ă  bas prix, ces bidonvilles se dĂ©velopperont et nous verrons se multiplier des dizaines de tentes et d'abris de fortune. Les Roumains sont des citoyens europĂ©ens mais s'ils veulent vivre en France ils doivent accepter de vivre comme les Français, donc de travailler et de louer un appartement, ce que nombre d'entre eux refuse. On appelle cela le pari de l'intĂ©gration.


Bien entendu, je reste à votre disposition pour approfondir tous ces points ou en explorer d’autres.

Claire O’Petit