Bonjour Ă  tous,

Vous avez été hier non grévistes, pour des raisons diverses, j'imagine Nous avons diffusé hier un communiqué au public qui est venu à la médiathèque Sur la base de ce texte, qui était un peu incomplet faute de temps, nous avons retravaillé un texte (en pièce jointe) Ce texte est appelé à être diffusé, non seulement dans notre environnement municipal, mais également professionnel (je m'en charge très personnellement...)
La question est simple : acceptez-vous que nous intitulions ce communiqué" Communiqué de bibliothécaires non grévistes", si vous vous associez au texte
Merci de me donner une réponse rapide, car sinon le communiqué sera celui de la direction, ce que nous assumons tout à fait

Bonne lecture



La Médiathèque Persepolis a ouvert ses portes au public le 7 avril 2009 et l'affluence du public dès l'ouverture montre le réel succès de ce nouvel équipement.

Une partie du personnel de la médiathèque a manifesté le 5 juin son inquiétude quant au maintien d'un service public culturel de qualité, en se mettant en grève.

Cependant, même si les bibliothéciares non grévistes ? de la médiathèque partage cet attachement à la qualité du service public culturel, et si nous reconnaissons que de réels problèmes se posent depuis l'ouverture récente de la Médiathèque : accueil des publics, gestion des flux et des accès, plannings serrés :

Nous rejetons la forme de l'action (grève sans concertation) Nous rejetons une certaine exagération de la situation et l'inexactitude de certaines revendications.

Aussi, suite à la lecture du tract SudCT -Section locale de Saint-Ouen , diffusé ce jour

NOUS DÉNONÇONS :
  • Un prĂ©avis de grève dĂ©posĂ© sans demande d'une rĂ©union gĂ©nĂ©rale Ă  la direction avec l'ensemble du personnel ;
  • L'absence de concertation avec l'ensemble du personnel pour le dĂ©pĂ´t d'un prĂ©avis en son nom ;
  • L'instrumentalisation des problèmes qui se posent au service public, problèmes qui ne se rĂ©soudront pas uniquement par de nouveaux recrutements (discipline, flux plus importants suite Ă  l'ouverture rĂ©cente de l'Ă©quipement, offre Ă©largie, inscriptions massives, configuration du bâtiment...). La rĂ©solution des difficultĂ©s doit passer par une Ă©valuation prĂ©cise des besoins actuels et des Ă©volutions de l'activitĂ© Ă  venir.
NOUS REFUSONS :
  • La dĂ©rive sĂ©curitaire ,concernant la demande de personnel de surveillance « pour la sĂ©curitĂ© des usagers ». La rĂ©ponse doit, d'abord, ĂŞtre rĂ©flĂ©chie collectivement et professionnellement et ĂŞtre mise en place avec tout le personnel;
  • De plus, il n'a Ă©tĂ© constatĂ© jusqu'Ă  prĂ©sent aucun « danger » particulier , ni en direction du personnel, ni en direction du public. De nombreux enfants, un peu dĂ©soeuvrĂ©s , viennent en effet seuls Ă  la MĂ©diathèque, mais leur gestion, si elle est souvent pĂ©nible et rĂ©pĂ©titive est aussi le rĂ´le des professionnels des bibliothèques, individuellement et ,surtout , collectivement.En l'occurence, la demande de « personnel de surveillance Ă  l'entrĂ©e principale et dans tous les Ă©tages » nous semble extrèmement exagĂ©rĂ©e face Ă  des enfants de 10 ans . La prĂ©sence d'un rĂ©gisseur technique pour la sĂ©curitĂ© globale du batiment nous semblerait plus appropriĂ©e, ainsi qu'une formation , pour tout le personnel, Ă  l'accueil des publics.
CONCERNANT LES CONDITIONS DE TRAVAIL « DÉGRADÉES »
  • 12 postes permanents ont Ă©tĂ© créés depuis 2006 . Un personnel qualifiĂ© a Ă©tĂ© recrutĂ©, dont 8 agents titulaires arrivĂ©s par mutation, et 4 professionnels non titulaires recrutĂ©s « un an dans l'attente du concours ». Nous ignorions que nos quatre collègues bibliothĂ©caires contractuels ,actuellement en poste Ă  Persepolis, auraient souhaitĂ© que la DRH (qui les a recrutĂ©s sur un contrat d'un an « en attente d'un concours » ) leur prĂ©fère des bibliothĂ©caires dĂ©jĂ  titulaires ;
  • Le personnel a pu choisir librement entre 3 options horaires. Cet amĂ©nagement du temps de travail tenant compte des contraintes de service public, permet d'assurer la continuitĂ© du service pour les nocturnes tout en allĂ©geant, par alternance, l'astreinte du personnel ;
  • Compte tenu des horaires de travail diversifiĂ©s (de 3 Ă  9 heures par jour, selon les agents et les jours de la semaine), un compteur temps par agent permet une gestion interne Ă©quitable des absences. D'autre part, la rĂ©glementation du travail prĂ©cise que « la mise en oeuvre d'horaires variables ne peut se faire que si la collectivitĂ© met en place un système pour garantir un dĂ©compte quotidien du travail de chaque agent » ;
  • D'autre part, chaque agent dispose d'un environnement informatique et d'un poste de travail individuel (ce qui n'Ă©tait pas le cas dans l'ancienne structure), de locaux neufs et mieux adaptĂ©s, Ă  la fois au travail interne et Ă  l'accueil des publics ;
  • Enfin, mis Ă  part le collectif de direction, le personnel n'effectue pas d'heures supplĂ©mentaires non rĂ©cupĂ©rĂ©es et les agents partent rĂ©gulièrement en formation (diffĂ©rents comitĂ©s, journĂ©es professionnelles, CNFPT...).
CONCERNANT LE SERVICE PUBLIC « DEGRADE »
  • Le mĂ©tier de bibliothĂ©caire est dĂ©diĂ© Ă  l'accueil des publics . Faut-il se plaindre d'ĂŞtre « trop »au service du public les mercredis et les samedis , jours oĂą il frĂ©quente en grand nombre la MĂ©diathèque ?
  • En revanche nous reconnaissons que l'astreinte importante par agent sur les 26 heures d'ouverture au public ralentit le travail interne, notamment le traitement des collections , ce qui limite la qualitĂ© du service rendu au public , notamment pour les nouveautĂ©s.
  • Nous connaissons la pĂ©nibilitĂ© de certains postes , Ă  certaines heures,au service public, c'est pourquoi les bibliothĂ©caires l'assurent par cycle de deux heures, par alternance de postes d'accueil dont la pĂ©nibilitĂ© varie. Les professionnels sont 17 dans les espaces (de 2 Ă  4 bibliothĂ©caires par espace d'accueil) pendant les heures d'affluence.
EN CONCLUSION

La Médiathèque Persepolis est ouverte depuis le 7 avril, ce qui ne permet pas d'avoir déjà une analyse pertinente sur le fonctionnement du service. Le suivi , la mesure et l'analyse de son activité par la direction permettra des ajustements (horaires du personnel et d'ouverture au public, organisation du travail, demandes de recrutements supplémentaires si besoin, programmation d'actions éducatives et culturelles...). Nous restons vigilants à ce que les conditions d'accueil du public, ainsi que les conditions de travail des bibliothécaires soient respectées, dans le cadre des droits et des devoirs qui incombent à un service public culturel et à son personnel.

Signé ...